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12 janvier 2015 1 12 /01 /janvier /2015 13:21

 

                         Lutte contre le piétin . Comment utiliser le vaccin?

 

                                                Suite à une rencontre fin 2014 entre éleveurs et un technicien du laboratoire MSD  Santé Animale qui produit le seul vaccin disponible (Footvax) qui agit sur le piétin, voici quelques éléments de réflexion sur l'utilité de ce vaccin.

 

               Le technicien a rappelé les connaissances sur le piétin (voir nos articles : le piétin : contre quoi on lutte?  et  le piétin : les moyens de lutte et la catégorie  pietin ). 

Il a insisté sur le fait que la vaccination seule n'élimine pas le piétin et qu'il ne faut pas se tromper de sujet. Les boiteries peuvent avoir des origines diverses  mais le piétin se distingue par son odeur de putréfaction nauséabonde inoubliable.

P1210078

              Il a insisté sur le fait que les animaux sont les seuls réservoirs durables de la bactérie responsable (Dichelobacter nodosus) et que cette bactérie ne survit pas plus de 10 jours en dehors des onglons  des moutons. (Elle peut survivre 6 semaines dans les coupures d'onglons) Il y a plusieurs souches de bactéries plus ou moins virulentes et les animaux n’acquièrent pas d'immunité solide après l'infection. Après guérison,  si la bactérie est toujours présente dans le troupeau, l'animal peut à nouveau être infecté.

pietin

 

              Le vaccin Footvax agit sur 10 souches de Dichelobacter nodosus . Il a une action immunitaire qui va durer environ 4 mois. Cela peut paraître court vu son prix (environ 80€ pour 50 doses) 

Mais si on le combine avec les pédiluves, inspections des pieds, antibiotiques et parage – (ce dernier seulement si nécessaire et en faisant attention à ne pas éparpiller les coupures d'onglons), on peut guérir les animaux.  Pendant 4  mois les moutons vont être protégés. Le vaccin est seulement un outil - très utile - dans la lutte. En plus il a une certaine action curative qui s'ajoute à l'action protectrice.

 

 

           Pour une fiche descriptive du vaccin voici un lien :link http://s355685463.onlinehome.fr/detail_medicament.php?id=238

 

La discussion entre les éleveurs et le technicien a tourné autour de la façon d'optimiser l'utilisation du vaccin vu la protection assez réduite (environ 4 mois).

Sont à considérer les conditions propres du climat et du sol sur l'exploitation. La  transmission entre animaux de la bactérie est favorisée par un temps humide et doux et le passage des animaux dans des endroits qui peuvent blesser les pieds et transmettre la bactérie entre bêtes – chemins, lieux d'abreuvement, etc. Aussi il y a la sévérité du problème sur l'exploitation.

A prendre en considération aussi les conditions d'utilisation du vaccin. Ce vaccin secoue l'animal et il peut y avoir une réaction (gonflement -même abcès) au point de vaccination. Il ne doit pas être utilisé :

-- le dernier mois de gestation et autour de l'agnelage car la lactation peut être contrariée. 

-- les 6 semaines avant la tonte (à cause des coupes qui peuvent blesser au niveau du gonflement)

-- autour de la lutte

 -- le premier mois de gestation à cause de la fragilité des embryons

On comprend que cela devient difficile de savoir exactement quand l'utiliser.

La stratégie de l'éleveur dépend de son objectif : contrôler ou éliminer?

 

Pour  contrôler le piétin  - c’est à dire le maintenir à un niveau  'acceptable' -  le technicien a préconisé d'anticiper les périodes à risque selon ses conditions locales et de vacciner avant. En cas de problème sévère un vaccin bisannuel s'impose.

Voici quelques stratégies de date de vaccination adoptées par des éleveurs 

juste avant la rentrée en bergerie pour les agnelages

pour des brebis dehors - en Octobre/ Novembre selon la météo

fin d'été où la laine a repoussé assez pour rendre la vaccination plus facile

pour un problème sévère - début décembre, puis au printemps

 

Pour éliminer le piétin voir notre article :  Eliminer le Piétin : une expérience vécue. Juin 2013

   Eliminer le piétin est une stratégie tout à fait possible pour une exploitation qui n'a pas de gros risques de réintroduction de la bactérie. On peut la mettre en œuvre sur quelques mois avec vaccination de tout le troupeau deux ou trois fois (accompagné bien sûr de toutes les autres mesures déjà mentionnés). Ensuite on n'a plus besoin de vacciner.. L'exemple donné dans notre article doit être adapté aux conditions de son exploitation (périodes d'agnelage, lots d'animaux, disposition des bâtiments ...) On peut - par exemple - attendre une période chaude et sèche pour vacciner, passer au pédiluve etc. et profiter des conditions ou la bactérie disparaît vite sur le sol.

 C'est une stratégie d'extrême  rigueur,  pendant et après, pour éviter de le réintroduire.

 

  Résumons-  Le vaccin ne peut pas prévenir le piétin dans un troupeau indemne.

                                  - Il peut être utilisé dans le but de contrôler  le piétin dans un         troupeau.

                                  -  Il peut être utilisé dans le but d'éliminer le piétin d'un troupeau.

 

L'idéal pour un éleveur qui s'installe,  c'est de ne pas acheter le piétin avec son troupeau. Le témoignage de Vincent à cette rencontre (voir aussi articles Nouvelles de chez Vincent : Brebis romanes et colza fourrager.  et  La Chicorée Fourragère.Chez Vincent 2011.  , ) montre qu'avec beaucoup de vigilance on peut trouver des agnelles qui viennent de troupeaux sains (bien que rien ne le garantisse) En plus il a inspecté les pieds et fait une piqûre d'antibiotiques à de tous les animaux achetés. Depuis il est toujours à l'affût de la moindre boiterie, vigilant sur les introductions de béliers et le port de sur bottes pour les visiteurs. Il n'a jamais utilisé le Footvax et ne passe pas son troupeau au pédiluve. Il ne pare pas les onglons (ses brebis marchent assez) C'est une énorme charge de travail en moins, un bien-être pour les animaux et un gain économique.

(Concernant l'antibiotique à utiliser, l'oxytétracycline longue action (genre Duphacycline LA) est très efficace sur la bactérie du piétin.)

                                  Voici les liens vers les vidéos utiles concernant le matériel de vaccination sur le site reconquête ovine : link http://www.reconquete-ovine.fr/spip.php?article1032    Pour les techniques de vaccination : link http://www.reconquete-ovine.fr/spip.php?article1031

 Le site de MSD - qui fabrique le Footvax - a fait une vidéo   montrant le matériel de vaccination possible pour un grand troupeau et le technique de vaccination mais malheureusement on n'a pas trouvé la version française. link http://www.msd-animal-health.co.uk/Species_Pages/Sheep/Sheep%20POM-VPS%20vaccines.aspx

Dans le groupe d'éleveurs présents à cette rencontre il y en avait qui vaccinaient derrière l'épaule. Un alternatif au cou quand les moutons sont bien lainés.

.                  

 

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9 décembre 2014 2 09 /12 /décembre /2014 08:43

L'institut de l'élevage a crée un outil de simulation qui permet à chacun d'évaluer l'impact économique d'un projet et sa faisabilité . Tout cela en prenant en compte le contexte de l'exploitation, le fonctionnement voulu de l'atelier et les performances attendues.

 

Oviplan valorise les références produites par le dispositif INOSYS-Réseaux d’élevages des Chambres d’Agriculture et de l’Institut de l’élevage.



http://idele.fr/recherche/publication/idelesolr/recommends/oviplan-loutil-en-ligne-daide-a-la-creation-dun-atelier-ovin-viande.html link 

4.12 AC agneaux au champ

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2 décembre 2014 2 02 /12 /décembre /2014 13:39
 
La ferme de stang er Borel à bubry  
P1150357 
Après avoir été bergers dans les Alpes pendant plusieurs années, Marie Eve et Pierrot ont décidé de devenir éleveurs. Le sud-est de la France était plutôt leur lieu de prédilection pour s’installer mais la Bretagne et les vallons de Bubry ont remporté la cause !
C’est donc sur 20 hectares qu’ils ont implanté leur ferme sur des prairies peu exploitées depuis plusieurs années. Un travail important de défrichage a été nécessaire pour récupérer de la surface et permettre aux brebis de race Hamsphire,  aux 4 vaches pies noires et l'âne de trouver leur place.
       La philosophie de Marie Eve et Pierrot est de  conduire leur troupeau en limitant au maximum leurs charges et en valorisant ce qui peut être produit sur la ferme : agneaux, peaux, fruitiers, bovins etc...  . C’est entre autre pour cela qu’ils ont choisi la race Hamsphire qui valorise très bien l’herbe et est  connue pour sa rusticité. Les hampshire sont des animaux calmes et très maternels. (cf article les origines de la race hampshire)
   
    La première année d’installation fut consacrée en grande partie à la création de paddocks pour gérer la pousse de l’herbe et les apports de matières organiques. Des parcs de 65 ares  sont ainsi constitués à l’aide  des fils électriques  (3) posés sur des parcelles d’environ 3 ha. Ces mêmes parcelles sont divisées avec des filets.   P1150364
 
    Marie Eve et Pierrot utilisent la technique de l’herbomètre bien connu chez les éleveurs de bovins pour réaliser des rotations rapides tout en offrant une herbe de qualité aux animaux.  
Ceci ne les empeche pas  de donner du foin aux brebis même l’été car le foin permet la rumination et favorise l’appétit. Des betteraves ont aussi distribuées aux brebis : Fourrage frais et naturel, la betterave fourragère est un aliment de qualité dont les animaux raffolent.    
Ayant achetés des brebis déjà mises à la lutte (septembre), nos jeunes éleveurs n’ont pas eu le choix de la date d’agnelage pour la première année. Par contre cette année, la lutte a commencé au 1° novembre afin d’avoir des agneaux en avril pour bénéficier au mieux de la pousse de l’herbe de printemps.  Un fluhsing a été fait avec les betteraves mais naturellement les brebis sont allées  consommer des châtaignes disponibles  dans les bois à cette époque.    
Le sevrage se fera mi-juillet avec séparation des agnelle des brebis. Les agnelles nées en février seront remises début octobre avec les brebis. 
Volet sanitaire:
Pietin:Comme sur de nombreux élevages, le troupeau arrivé du massif central n’était pas dépourvu de piétin au grand malheur de nos eleveurs ! 30 à 40 % du troupeau été touché. Marie Eve et Pierrot vérifient donc toutes les semaines les pattes de bêtes, font un parage si nécessaire avec sulfate de zinc, pour se débarrasser progressivement de ce fléau.Si besoin, les bêtes touchées seront reformées.    
Il semblerait que les agnelles aient fait de la résistance au piétin.  Un bon signe pour assainir progressivement le troupeau.
(NB : A suivre les conseils de Suzanne dans le blog : http://brebis-en-bretagne.groupemouton.over-blog.com/categorie-11884870.html)    
Parasitisme. Là aussi comme dans de nombreux élevages, le cheptel est touché par le  parasitisme. En pratiquant une rotation rapide avec un chargement élevé sur les paddocks, les éleveurs espèrent limiter le fléau. Là aussi des bêtes sont plus sensibles que d’autres. Les coprologies et parfois des autopsies peuvent éviter les infestions importantes. Les pâturages étant utilisés aussi par l’âne et les vaches, Marie Eve et Pierrot espèrent que cela limitera le parasitisme.
 
Un gros chantier mis en place depuis cet été sur la ferme : la construction de la bergerie.
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Juste à l’entrée du site près de la route, le bâtiment en bardage Douglas de 25 m par 18 m prend forme peu à peu. 200 m² pour les animaux et autant pour le stockage du fourrage. (30 tonnes de foin).  Un couloir de 0.6 m pour dérouler le foin est prévu entre les animaux et le stockage. Le couloir de contention sera lui sous l’auvent en extérieur pour des questions de gain de place. Les collègues proposent à Marie Eve et Pierrot de mettre leur foin plutôt en big qu’en round pour des questions de manutention plus aisée. 
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Les éleveurs ont bénéficié de 15 % de subvention (PMBE), fournies à partir de devis et non sur la facturation finale. Beaucoup d’auto construction ont permis de limiter le cout du bâtiment qui s’élève à 40 000 €. L’eau et l’électricité seront raccordées dans un second temps.    
 
 
 
Le système de vente se fait le plus localement possible avec un abattage sur Rostrenen, retour en caissette et vente aux particuliers essentiellement par le bouche à oreille. 
Le tannage des peaux
    
Pour aller jusqu’au bout de son rôle d’éleveuse, Marie Eve tient à tanner les peaux des bêtes, technique qu’elle pratique depuis 10 ans.La peau devient ainsi un objet pérenne que lui donne l’animal.
 Pour que la peau soit souple et propre, elle est badigeonnée avec une lessive à base de cendre et d’huile végétale (plusieurs fois si besoin) et au final la peau est passée dans une machine qui l’assouplie et l’étire.
 Grâce à son agrément et beaucoup de persévérance, elle a réussi à convaincre l’abattoir de lui restituer les peaux moyennant une petite contribution financière.
Débute alors le travail du tannage  qui se déroule sur plusieurs jours:La première étape est le salage des peaux pendant 15 jours avec régulièrement un massage de la peau au gros sel.P1150378    Ensuite Marie pratique l’écharnage, c'est-à-dire qu’elle ôte tous les morceaux de chair ou de gras qui restent sur la peau tout cela sans faire d‘accroc. Elle passe ensuite la peau au nettoyeur à haute pression. Marie relave la peau avec du sel d’alun ce dernier assurant la stabilité de la peau et sa pérénnité.

Pour que la peau soit souple et propre, elle est badigeonnée avec une lessive à base de cendre et d’huile végétale (plusieurs fois si besoin) et au final la peau est passée dans une machine qui l’assouplie et l’étire. P1150376          Le travail et la patience rendent la peau souple et agréable, idéal pour les bout’chous qui apprécient de se retrouver dessus !

P1150375
                 
Merci à marie Eve et Pierrot de nous avoir accueilli durant cet après-midi automnale : un joli parcours de réalisé depuis un an ! Nous leur souhaitons plein de réussite dans la suite de leurs projets.
 
Lien vers leur site:http://www.lesbergersderborel.fr/ 
 

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22 novembre 2014 6 22 /11 /novembre /2014 15:58

Puisque la prochaine réunion du Groupe Mouton se passe chez des éleveurs qui ont des brebis de cette race voici un petit aperçu des Hampshires !2 hampshire down-copie-1

Les origines de la race ovine Hampshire

Comme son nom l'indique cette race est originaire du comté de Hampshire en Angleterre (voir cartes en bas) . C'est un mélange complexe de races locales élaboré dans la région – la Old (vieux) Hampshire, la Berkshire (qui avait une tête noire), La Cotswold , la Wiltshire Horn (qui était cornue et avait une bonne qualité de laine) et … surtout la Southdown. ( voir article Historique d'une race ovine : Le Southdown . ) Cela fait 150 ans que cette race de Hampshire (ou Hampshire Down) existe.

Voici quelques photos de celles de ces races qui existe encore :

cotswold sheep-copie-1

wiltshire horn sheep-copie-1southdown

Au moment où les éleveurs ont fait ces croisements la majorité des fermes avait besoin d'un troupeau pour fertiliser les sols peu profonds. Souvent les moutons étaient parqués la nuit dans des enclos formés de panneaux mobiles (de coudrier tressé) sur les terres à labourer . On y mettait de la paille et quand ceci était bien enfoncé dans la terre on bougeait l'enclos pour les prochaines nuits. Le jour ils pâturaient sur les collines.

Il fallait des animaux faciles à mener, productifs … mais rustiques . Comme souvent c'était l'acharnement d'un petit noyau d'éleveurs de départ qui a démarré la race . La Wiltshire Horn avait été utilisée pour améliorer la laine. On a certainement croisé des brebis avec des béliers Cotswold . Plusieurs éleveurs ont utilisé les plus beaux béliers Southdown et la race était lancée; reconnue fixée en 1889.

La Southdown est une race remarquable pour sa faculté d'imprimer ses propres caractéristiques sur d'autres races (voir Suffolk et Dorset Down) – viande et laine de meilleure qualité, absence de cornes. Souvent utilisé en bélier terminal on peut se demander - pourquoi pas un troupeau race pure Southdown? Il semblerait qu'il manque de la rusticité.

En comparaison la Hampshire est plus grande, haute sur pattes et plus rustique que la Southdown. La saison de reproduction est plus longue.

Les autres atouts de cette race sont

- sa longévité

- la facilité d'agnelage et la vigueur des agneaux

- sa croissance rapide avec, en particulier, un développement des muscles dorsaux (noix de côtelette) exceptionnel . Une caractéristique recherchée par les sélectionneurs qui utilisent l' échographie sur les agneaux (futurs reproducteurs) pour évaluer la profondeur de la noix . L'héritabilité est d'environ 30%.

- son adaptation à un système économe avec une alimentation basée sur le fourrage , lait et herbe pour les agneaux.

Les béliers Hampshire sont maintenant recherchés à leur tour comme béliers terminaux . Les troupeaux de races pures sont très nombreux à travers le monde .

Hampshire lambs

Angleterre -county-mapengland-county-map Race hampshire

Comme pour toutes les races c'est un travail permanent de l'éleveur de maintenir le niveau génétique de son troupeau . A priori la Hampshire semble être une race intéressante en Bretagne. 

 

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14 novembre 2014 5 14 /11 /novembre /2014 12:24

Suite à notre article sur Christelle qui a choisi cette race ( Nouvelles de Christelle . Vannes 2014).... D'abord deux photos de Suffolk chez Christelle -jeune brebis et agneau et jeune bélier de 3 mois.

14.4 CG brebis Suffolk14.4 CG bélier 2mois Suffolk

Les origines de la race ovine Suffolk

Cette race a été développée dans les années 1700 à partir d'un croisement bélier Southdown (race à qualités viande et laine) avec des brebis Norfolk Horned (race locale très rustique, légere , haute sur pattes, laine blanche médiocre, tête noire et réputation d'être capricieuse et sauteuse) . Le croisement a donné le Suffolk qui a gardé le meilleur – qualités viande, laine moyenne, docilité et rusticité avec une facilité d'agnelage.

La race Norfolk Horned vient de très anciennes souches ovines d'origine néolithique et aujourd'hui cette race est en voie de sauvegarde à 15/16ièmes de puretée (des béliers pure race avaient disparu.) La particularité est que mâles et femelles sont cornus. Cette race est connue depuis les années 1300 ou elle a été développé pour utiliser des terres pauvres dans cette région à l'est de l'Angleterre.

La race Southdown est à l'origine de plusieurs races plus ou moins connues (Hampshire, Vendéen, Poll Dorset ) et est décrite dans l'article dont voici le lien :  Historique d'une race ovine : Le Southdown .

et suivent des photos d'agneaux Southdown dans leurs collines crayeuses puis des brebis Norfolk Horned .

agneaux Southdown race commercial

14 Christelle suffolk

et des cartes pour situer leur région d'origine .

Angleterre -county-maporigins de la race Suffolk

Nos articles sur d'autres dans la catégorie races de mouton  et en particulier  D'où viennent les Rouges de l'Ouest ?

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14 novembre 2014 5 14 /11 /novembre /2014 12:01

 

 

Nouvelles de Christelle, Vannes 2014

14.4 CG pature

 

Christelle est installée depuis 7 ans en agriculture biologique sur la ferme du Vincin à Vannes . Elle exploite toujours les 27 hectares de départ . Les prairies groupées près de la ferme sont divisées en parcelles d'environ 1,5ha clôturés (finis les problèmes de clôture électrique !) et resemées si nécessaires en ray grass anglais, trèfle blanc et fétuque. Les 5 ha plus éloignés sont utilisés en rotation blé noir.(link http://www.lafermeduvincin.fr/actualites/600000ouvrieresalafermedu vincinparticipentalaproductiondeblenoir) 

 ...mélange céréalier, foin. En plus 5ha sont exploités assez loin (vers la clinique Océane) . Ces hectares ont donné 16 T de mélange céréalier à un coût de 2500€ pour déchaumage, labour, semis, moisson avec un coût de 1000€ de semences.

Christelle s'est bien intégrée à l'agriculture locale. Avec 3 agriculteurs de Vannes et un de Séné elle a trouvée un groupe d'entraide précieux. Quand elle doit assumer des animations pour la mairie de Vannes et andainer le même jour au moment des foins …. un des agriculteurs le fait avec son gros matériel et en plus 3 fois plus vite. En contrepartie Christelle fait la traite (oui , en agriculture il vaut mieux être polyvalent!!) pendant les 10 jours de vacances d'un des agriculteurs – par exemple . Il n'y a pas d'échange d'argent et les heures précises ne sont pas comptées. Voilà un arrangement intelligent qui fait surtout des échanges humains enrichissants.

Le troupeau de 85 brebis évolue vers la race Suffolk que Christelle préfère. (petit article sur cette race à suivre) Elle a acheté 20 agnelles pure race pour accélèrer la transformation de son troupeau . Elle a aussi un bélier Suffolk et un Charollais et le troupeau reste encore assez mixte.

14.4 CG Suffolks14.4 CG brebis et agneaux

Avant les agnelages les brebis sont dehors avec pâture et mélange céréalier en mangeoires.

14.4 CG mangeoires brebis

En 2014 les agnelages – en bergerie - ont commencé à la mi-janvier avec un pic en février . Tout s'est bien passé avec une prolificité de 1,3. Les brebis sont alimentées avec foin, enrubannage, et mélange céréalier. Les sorties sur prairie ne commencent pas sérieusement avant le 1er avril. Le plus gros problème que Christelle a eu était quelques cas de listeriose dûs à des moisissures dans l'enrubannage. En 2-3 jours la brebis meurt malgré les soins après des symptomes nerveux – démarche en cercle , problèmes oculaires etc – et de la fièvre (42°). C'est un problème connu avec l'ensilage (chez Vincent par exemple) ou l'enrubannage : à régler avec une attention stricte aux temps d'ouverture de tas d'ensilage et écartement des parties moisies en foin enrubanné.

Les agneaux sortent avec leurs mères en pâture et ont accès à des mangeoires sélectives.

14.4 CG mangeoire selectif

Le seul défaut de ces mangeoires est que les agnelles arrivent aussi à se faufiler dedans. Le sevrage a lieu à 3 mois et les agneaux sont rentrés en bergerie pour finition. En 2014 la finition des derniers agneaux en Septembre / Octobre était difficile malgré une bonne alimentation en mélange céréalier et très bon foin . Une suggestion de François-Xavier est de remplacer le foin par de la paille car les agneaux ont tendance à préfèrer le bon foin et négliger la concentré... ce qu'il a constaté chez lui.

14.4 CG agneau

La bergerie est toujours sans éléctricité … mais il y a l'eau et l'aménagement sommaire et modulable convient à Christelle. Le foin et l'enrubannage sont stockés sur palette dehors. Les brebis sont vermifugées une fois l'an et des coprologies sont faites pour mieux cibler les traitements brebis ou agneaux.

Les clients sont fidèles. Toute la production d'agneaux est vendue en direct et Christelle n'hesite pas à relancer car ses clients n'y pensent pas toujours au bon moment et apprecient le rappel.

Au fil des années le travail pédagogique que Christelle fait en partenariat avec la mairie de Vannes s'est bien organisé , en confiance. Elle va peut-être être sollicitée pour ramasser les poubelles dans le secteur de Conleau promenade public – avec son cheval de trait et charrette. Un essai a eu lieu cet été. Elle organise aussi des goûters d'anniversaire à la ferme ou il y a une variété d'animaux en plus des ovins.

Le gîte, qui fait partie des bâtiments de la ferme, est aussi un grand succès, même en dehors des mois touristiques. Etant si près de Vannes dans ce cadre agricole, il vaut mieux retenir en avance!

Après bien des galères en tout genre nous sommes contents de voir que Christelle et son projet avancent bien - grâce à sa tenacité et ses efforts, et aussi du soutien de sa famille , la mairie de Vannes et les agriculteurs locaux.

La ferme vue de Port Anna l+®gend+®e[1]

14.4CG case14.4 CG agneaux et brebis

Et voici les coordonnées de Christelle pour toutes ses activités

link http://www.lafermeduvincin.fr/

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21 octobre 2014 2 21 /10 /octobre /2014 06:19

http://www.nosbrebis.fr/IMG/pdf/recettes_agneau_presto.pdf

http://idele.fr/presse/publication/idelesolr/recommends/guide-de-decoupe-agneau-presto.html

 Pour ceux qui ne connaissent pas voici des liens vers des recettes et la découpe de l'agneau . Dans les albums photo sur ce Blog il y a aussi une demonstration d'un de nos éleveurs, Didier.

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11 octobre 2014 6 11 /10 /octobre /2014 06:55

14.2 case d'adoptionVoici une idée photographiée par une élève BTS du Lycée la Touche en stage dans un élevage de 400 brebis dans le sud de l'Angleterre. Les brebis sont coincées en permanence et nourries/ abreuvées par devant. Elles ne voient pas les agneaux - très important pour réussir . Quand la brebis se laisse têter sans se débattre on peut la lâcher dans la case et observer encore quelques temps. Entraver ainsi la brebis facilite l'adoption dans le calme , autant pour la brebis que pour l'éleveur. 14.2 Couloir agnelage adoption

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3 octobre 2014 5 03 /10 /octobre /2014 08:50

1° temps : Réchauffer l'agneau

Souvent l’agneau est en panne d’énergie et donc se retrouve en hypothermie, il faut donc dans un premier temps le réchauffer.

Plusieurs solutions existent pour ça :

-          La lampe chauffante,

-          Le tremper dans de l’eau chaude MAIS après l’avoir mis dans un sac auparavant comme ça il ne sera pas mouillé

 

2° temps: lui donner de l'énergie

 

Comme dit Laurence de l’institut de l’élevage : « C’est un peu comme si on essayait de démarrer une voiture qui était en panne sans s’assurer que le réservoir contient du carburant… Elle est réparée mais ne démarre pas ! »

 

Il faut donc pratiquer une injection de glucose (15 à 20 ml) par voie intrapéritonéale(uniquement le glucose 5 % pour la voie intrapéritonéale)

injection-par-voie-intraperitoneale.png

 

 

Plus d’infos : Fiches techniques et  vidéo sur les sites:

www.reconquete-ovine.fr et www.idele.fr « les injections sur agneaux »

 

   

 

 

 

  

3° temps (si besoin) : Sonder l'agneau

 

Si l’agneau ne tète pas normalement, il faut utiliser une sonde ou pélican (cout : environ 7 à 8 €).

Après l’avoir lavé et désinfecté, l’introduire dans la caillette ou le rumen.

Attention à ne pas lui engager dans les poumons. L’issue serait fatale. Pour vérifier, écoutez attentivement une fois la sonde engagée. Si un bruit d’estomac vide se dégage, pas de problème ! Sinon, enlever la sonde et recommencez.

Un agneau petit ingurgitera 50 ml, un plus grand maximum 100 ml.

 

Plus d'infos: Fiches techniques et vidéo sur:

 

www.reconquete-ovine.fr et www.idele.fr"sonder un agneau"

 

 

P1150201.JPG

   

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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2 octobre 2014 4 02 /10 /octobre /2014 15:18
Le colostrum est essentiel à la survie de l’agneau.
Il lui apporte :
- les anticorps qui l’aident à lutter contre les infections présentes dans l’élevage.
- de l’énergie en remplacement de la graisse brune présente dans l’agneau à la naissance jusqu’à 10 heures après maximum.
 
Parmi les nombreuses  causes de mortalité ( 70 % de la mortalité des agneaux se fait dans les 10 premiers jours des agneaux : agneaux petits, mort subite, écrasement etc…) plusieurs sont directement dues aux défauts de tétée.
 
En effet, un agneau doit boire 200 à 400 ml de colostrum dans les 6 heures qui suivent la naissance. Au -delà des 6 heures, les anticorps ne passent plus la barrière intestinale. Il est donc inutile de lui donner du colostrum 6 heures après.
 
La surveillance de la tétée du colostrum est donc essentielle !
 
Si l’agneau n’a pas bu (Soupesez le ventre pour s’assurer qu’il a bu), voici les tâches possibles à accomplir :
-          S’assurer que les mamelles de la brebis sont bien ouvertes
-          Donner du colostrum de vaches (Vous pouvez congeler dans des poches à glaçon. Mais attention, il ne faut jamais le décongeler au four à micro-ondes, qui détruit les anticorps, mais au bain marie à 40°maximum (vous pouvez mettre la main dans l’eau).
-          Des sachets déshydratés peuvent être distribués mais ce n’est pas suffisant pour l’agneau.
-          Donner du colostrum d’une brebis qui a agnelé depuis moins de 9 heures ou qui n’a pas été tétée.
 
AVEZ-VOUS EN VOTRE POSSESSION UN COLOSTRUM DE QUALITE ?
  
Le colostrum de vache ne contient pas toujours suffisamment d’anticorps pour assurer une protection suffisant pour l’agneau.
 Son épaisseur montre sa richesse en matière grasse mais ne veut pas dire qu’il y a assez d’anticorps.
P1150199.JPG
Pour cela, il faut donc utiliser un pèse colostrum ou refractomètre  pour voir sa qualité.
 
On plonge le pèse colostrum dans le récipient contenant le colostrum et on lit la réponse à la limite  de flottaison.
La densité en ANTICORPS (immunoglobulines) va faire flotter plus ou moins le pèse colostrum.
 La qualité du colostrum est déterminée par la couleur présente au niveau de la ligne de flottaison:P1150200-copie-1.JPG
 
Vert = très bon colostrum soit, au moins 100g d’ANTICORPS par litre. L’agneau sera bien protégé, s’il absorbe suffisamment tôt et en quantité suffisante de ce colostrum. 

 

 

Jaune = bon à moyn colostrum soit de 100g à 50 g d’ANTICORPS par litre.

 

 

 

Rouge = colostrum faible soit moins de 50 g de d’ANTICORPS par litre. L’agneau n'est pas protégé !

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