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5 juin 2016 7 05 /06 /juin /2016 08:15

Visite chez Jean-Michel et Marie-France : le 16 avril 2016.

La Bergerie Réaménagée.

Le Groupe Mouton a fait une première visite en 2010, (avant de créer ce blog ). A l'époque Jean-Michel venait de démarrer un élevage ovin pour remplacer à terme leur élevage porcin. Leur interrogation concernait un bâtiment existant (utilisé avant pour l'engraissement de trois lots de porcs) afin de l’aménager pour son premier lot de brebis autour de l'agnelage. Vu que l'ouverture existait vers l'avant (photo), il a fait des parcs et couloirs orientés dans le sens de la largeur.

aménagement de départ
aménagement de départ

aménagement de départ

installation intérieur de départ
installation intérieur de départ
installation intérieur de départ

installation intérieur de départ

Au moment de notre visite en avril 2016, le troupeau de Vendéens était divisé en 2 lots : 180 brebis dehors et 170 en bergerie en cours d'agnelage. Les 8 béliers sont au repos.

 

Depuis 2013 Jean-Michel a pu aménager l'autre partie de ce bâtiment qu'on voit à gauche sur la première photo.

Il a changé complètement l'orientation des aménagements avec couloir central de 4m dans le sens de la longueur . Pour ceci il a percé les murs.

vue générale

vue générale

Il a choisi d'installer des cornadis bloquants. Le gros avantage est que le concentré (et tourteaux de soja) peut être distribué tranquillement avant d'ouvrir les places. Ainsi il y a moins de chahut pour les brebis et si elles sont en train de rentrer, les premières arrivées ne peuvent pas se jeter sur les concentrés.

Le foin est déroulé dans le couloir et les concentrés sont distribués dessus. En plus les brebis en lactation ont des betteraves 1 fois par jour . Un manitou avec godet broyeur facilite ce travail.(et ménage les dents des brebis vu que les betteraves sont broyées) Le tas de betteraves est juste devant la bergerie (photo)

 

Visite chez Jean-Michel : avril 2016Visite chez Jean-Michel : avril 2016
Visite chez Jean-Michel : avril 2016Visite chez Jean-Michel : avril 2016Visite chez Jean-Michel : avril 2016
Visite chez Jean-Michel : avril 2016Visite chez Jean-Michel : avril 2016

Le plus gros problème cette année a été des prolapsus sur le lot avant agnelage de janvier. 30 prolapsus sur 180 brebis ! Avec des pertes de brebis. Sûrement lié à une distribution excessive de betteraves et concentrés avant agnelage. Du coup les betteraves ont étés distribuées seulement en lactation pour ce deuxième lot en cours d'agnelage et il n'y a eu que 2 prolapsus sur les 170 brebis.

 

Un des petits problèmes fréquents à la naissance est des infections aux yeux des agneaux. Ceci peut être facilement guéri par des soins du genre pommade ophtalmique. C'est à surveiller pour agir vite. Dominique a fait une démonstration avec cet agneau de quelques jours !

 

agneau avec problème yeux

agneau avec problème yeux

Voici aussi un exemple de cornadis fait avec des barrières

Visite chez Jean-Michel : avril 2016

Les agneaux sevrés sont alimentés à l'intérieur, avec aliment et paille à volonté. Le bâtiment était utilisé pour l'engraissement des porcs et le système d'alimentation a été adapté pour les agneaux. Il y a trois lots : mâles, femelles et «traînards». Les agneaux présents étaient sevrés il y a 3 semaines.

Visite chez Jean-Michel : avril 2016Visite chez Jean-Michel : avril 2016
Visite chez Jean-Michel : avril 2016Visite chez Jean-Michel : avril 2016
Visite chez Jean-Michel : avril 2016Visite chez Jean-Michel : avril 2016

Les brebis sont sur des pâtures entourées de clôtures à fils . Jean-Michel est satisfait de cette méthode qui peut être facilement modulée.

Visite chez Jean-Michel : avril 2016
Visite chez Jean-Michel : avril 2016
Visite chez Jean-Michel : avril 2016
Visite chez Jean-Michel : avril 2016

Nous avons aussi vu le parc de tri. Pour le détail sur ceci il y a un article ( voir lien au début de l'article)

La discussion a été sur les anti reculs . Jean-Michel a enlevé l'anti recul suspendu avant la cage de retournement car cela rebasculait dans la tête de la brebis suivante et l'empêchait d'avancer tranquillement. Les anti reculs latéraux sont plus efficaces (mais il faut les installer...!)

 

anti recul lateral

anti recul lateral

anti recul qui a été enlevé

anti recul qui a été enlevé

Quelques autres vues du parc de tri
Quelques autres vues du parc de tri
Quelques autres vues du parc de tri
Quelques autres vues du parc de tri
Quelques autres vues du parc de tri
Quelques autres vues du parc de tri

Quelques autres vues du parc de tri

Ensuite autour d'une collation divers sujets ont étés abordés :

Un éleveur en bio s'interroge sur comment éviter le raide sur agneaux . Les premiers symptômes du raide sont un agneaux avec un paralysie du train arrière,myopathie et/ou un rythme cardiaque trop fort. C'est dû à une manque de sélénium/vitamine E. Ceci peut être apporté par le lait si les mères sont assez pourvus en ces éléments - attention aux apports de minéraux aux brebis gestantes. Pour être sûre que les agneaux en sont pourvus, surtout si on a déjà eu des problèmes, en élevage biologique il y a des blocs et granules avec sélénium/vitE disponible.

En élevage non bio on peut prévenir avec une piqûre dans les premiers jours de Selepherol (le problème avec ce produit en élevage biologique concerne l'excipient et non pas la partie active)

 

Une prévention est essentiel car le jour ou on voit qu'un agneau a le raide on peut être quasi sûre que d'autres vont suivre. On peut passer des années aussi sans voir des cas et puis cela arrive . Il faut agir vite et dans ce cas on peut sauver des agneaux et prévenir des nouveaux cas en les traitant tous. (mais c'est beaucoup plus de travail que la prévention)

Voici un lien vers des informations sur ce sujet :

http://idele.fr/fileadmin/medias/Documents/carences_selenium.pdf

[PDF]Diminuer la mortalité des agneaux c'est possible !

idele.fr/?eID=cmis_download&oID=workspace://SpacesStore/a258426e...

Les rations alimentaire étaient l'autre sujet. Aucun des éleveurs ne fait de rations calculées finement.

Pour les concentrés c'est basé sur un poids journalier par brebis (mais souvent il y a des différences entre ce que consomme chaque brebis) Tout dépend de l'année , ce qui est disponible sur l'exploitation et ce qu'on achète . Le foin est souvent donné à volonté – la distribution des balles rondes trop serrées a été évoqué : les éleveurs trouvent des moyens pour les aérer dans les cornadis ou les dérouler sur les couloirs. François Xavier ne jure que par les grosse bottes rectangulaires qui se défont en plaques facilement distribuable – il n'a pas de couloir centrale.

La qualité du foin varie énormément (stade de coupe, contenu – graminées/légumineuses, météo).La quantité ramassée aussi varie (météo, année d'implantation, chargement ) L'éleveur doit jongler avec tous les aspects de ses terres et moutons etc afin de trouver le système qui marche chez lui. Dominique jongle avec enrubannage de luzerne/dactyle,ensilage de maïs,foin. Didier avec foin, foin enrubanné et céréales. François-Xavier avec foin, aliment, colza fourrager. Jean-Michel et Philippe c'est foin, céréales et betteraves. Les achats concerne surtout l'apport azoté (tourteaux) et aliment concentré. L'intérêt de ces réunions est aussi de pouvoir réfléchir sur son système et avoir des expériences vécues sur d'autres cultures possibles, d'autres façons de travailler .

C'est à cette réunion qu'Astrid nous a présenté Catherine Taveau pour lui succéder comme animatrice. Bienvenue à Catherine !

Merci de l’accueil Jean-Michel et Marie-France ! Le récit est un peu tardif mais toujours d 'actualité !

 

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3 octobre 2014 5 03 /10 /octobre /2014 08:50

1° temps : Réchauffer l'agneau

Souvent l’agneau est en panne d’énergie et donc se retrouve en hypothermie, il faut donc dans un premier temps le réchauffer.

Plusieurs solutions existent pour ça :

-          La lampe chauffante,

-          Le tremper dans de l’eau chaude MAIS après l’avoir mis dans un sac auparavant comme ça il ne sera pas mouillé

 

2° temps: lui donner de l'énergie

 

Comme dit Laurence de l’institut de l’élevage : « C’est un peu comme si on essayait de démarrer une voiture qui était en panne sans s’assurer que le réservoir contient du carburant… Elle est réparée mais ne démarre pas ! »

 

Il faut donc pratiquer une injection de glucose (15 à 20 ml) par voie intrapéritonéale(uniquement le glucose 5 % pour la voie intrapéritonéale)

injection-par-voie-intraperitoneale.png

 

 

Plus d’infos : Fiches techniques et  vidéo sur les sites:

www.reconquete-ovine.fr et www.idele.fr « les injections sur agneaux »

 

   

 

 

 

  

3° temps (si besoin) : Sonder l'agneau

 

Si l’agneau ne tète pas normalement, il faut utiliser une sonde ou pélican (cout : environ 7 à 8 €).

Après l’avoir lavé et désinfecté, l’introduire dans la caillette ou le rumen.

Attention à ne pas lui engager dans les poumons. L’issue serait fatale. Pour vérifier, écoutez attentivement une fois la sonde engagée. Si un bruit d’estomac vide se dégage, pas de problème ! Sinon, enlever la sonde et recommencez.

Un agneau petit ingurgitera 50 ml, un plus grand maximum 100 ml.

 

Plus d'infos: Fiches techniques et vidéo sur:

 

www.reconquete-ovine.fr et www.idele.fr"sonder un agneau"

 

 

P1150201.JPG

   

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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2 octobre 2014 4 02 /10 /octobre /2014 15:18
Le colostrum est essentiel à la survie de l’agneau.
Il lui apporte :
- les anticorps qui l’aident à lutter contre les infections présentes dans l’élevage.
- de l’énergie en remplacement de la graisse brune présente dans l’agneau à la naissance jusqu’à 10 heures après maximum.
 
Parmi les nombreuses  causes de mortalité ( 70 % de la mortalité des agneaux se fait dans les 10 premiers jours des agneaux : agneaux petits, mort subite, écrasement etc…) plusieurs sont directement dues aux défauts de tétée.
 
En effet, un agneau doit boire 200 à 400 ml de colostrum dans les 6 heures qui suivent la naissance. Au -delà des 6 heures, les anticorps ne passent plus la barrière intestinale. Il est donc inutile de lui donner du colostrum 6 heures après.
 
La surveillance de la tétée du colostrum est donc essentielle !
 
Si l’agneau n’a pas bu (Soupesez le ventre pour s’assurer qu’il a bu), voici les tâches possibles à accomplir :
-          S’assurer que les mamelles de la brebis sont bien ouvertes
-          Donner du colostrum de vaches (Vous pouvez congeler dans des poches à glaçon. Mais attention, il ne faut jamais le décongeler au four à micro-ondes, qui détruit les anticorps, mais au bain marie à 40°maximum (vous pouvez mettre la main dans l’eau).
-          Des sachets déshydratés peuvent être distribués mais ce n’est pas suffisant pour l’agneau.
-          Donner du colostrum d’une brebis qui a agnelé depuis moins de 9 heures ou qui n’a pas été tétée.
 
AVEZ-VOUS EN VOTRE POSSESSION UN COLOSTRUM DE QUALITE ?
  
Le colostrum de vache ne contient pas toujours suffisamment d’anticorps pour assurer une protection suffisant pour l’agneau.
 Son épaisseur montre sa richesse en matière grasse mais ne veut pas dire qu’il y a assez d’anticorps.
P1150199.JPG
Pour cela, il faut donc utiliser un pèse colostrum ou refractomètre  pour voir sa qualité.
 
On plonge le pèse colostrum dans le récipient contenant le colostrum et on lit la réponse à la limite  de flottaison.
La densité en ANTICORPS (immunoglobulines) va faire flotter plus ou moins le pèse colostrum.
 La qualité du colostrum est déterminée par la couleur présente au niveau de la ligne de flottaison:P1150200-copie-1.JPG
 
Vert = très bon colostrum soit, au moins 100g d’ANTICORPS par litre. L’agneau sera bien protégé, s’il absorbe suffisamment tôt et en quantité suffisante de ce colostrum. 

 

 

Jaune = bon à moyn colostrum soit de 100g à 50 g d’ANTICORPS par litre.

 

 

 

Rouge = colostrum faible soit moins de 50 g de d’ANTICORPS par litre. L’agneau n'est pas protégé !

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28 mars 2014 5 28 /03 /mars /2014 07:57

Voici un lien vers un document très intéressant link 

http://www.charente.chambagri.fr/fileadmin/CA16_internet/Productions_animales/R%C3%A9f%C3%A9rences/Mortalite_des_agneaux_V2.pdf

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11 février 2014 2 11 /02 /février /2014 21:24

 

Agnelages difficiles et utilisation du lasso.

Ayant eu  deux cas assez difficiles de positions d'agneaux sur deux mises bas  ces jours-ci (une avec la tête sans les pattes et une deuxième avec les pattes sans tête) l'utilisation d'un lasso pour aligner et sortir la tête m'a semblé nécessaire dans certains cas. Ce n'est pas une manipulation facile car dans le cas où il faut refouler la tête (avec lasso placé dessus) la cordelette risque de glisser si on ne fait pas très attention . Dans le cas d'un lasso qu'on doit placer sur la tête à l'intérieur de l'utérus avec une seule main derrière les oreilles puis avec noeud coulant qu'on place dans la bouche c'est encore plus difficile surtout avec une brebis en train de pousser .

        Voici quelques éléments qui pourraient aider à être plus efficace.

 

 

 

 

 

Vidéo de présentation par la tête et utilisation de cordelettes

Quand il y a présentation par la tête et il faut la refouler dans l'utérus pour retrouver les pattes, on recommande d'utiliser des liens (cordelette, lacets, lasso etc qui ne blesse pas) pour pouvoir aligner la tête et la tirer ensemble avec les pattes pour sortir l'agneau –

Dans la vidéo il s'agit d'une agnelle et le passage est étroit.

Comme la vidéo est en anglais voici les moments importants dans le texte avec les repères chronologiques :

     53s   on met une boucle de cordelette derrière les oreilles avant de refouler la tête.

     57s   beaucoup de lubrifiant avec des mains propres ou gantés

1m33s   l'agnelle est debout – cela donne plus d'espace dans l'abdomen et la pression est   moindre.

2m14s   c'est trop difficile de repousser la tête comme ça

2m49s   on tourne l'agnelle sur le côté et on surélève le train arrière . Se faire aider ( sinon il faut faire comme dans le dessin plus bas en attachant les pattes arrières et en passant la corde sur ses épaules pour avoir les mains libres )

 3m23s cette position est efficace pour empêcher la brebis de pousser et la pesanteur aide à replacer la tête de l'agneau dans l'utérus.

3m37s on cherche une patte et on la sort et on met une cordelette avec noeud coulant bien placé.

4m21s le deuxième - pareil

4m 58s on aligne la tête et on tire sur le tout

5m15s on ne coupe pas le cordon ombilical . Il cassera tout seul et cela permet aux vaisseaux de se replier comme un ressort.

 

Dans le cas vu sur cette vidéo l'agnelle avait été échographiée et l'éleveur lui a mis une marque selon le nombre d'agneaux. Celle-là en a deux et le vétérinaire fouille avec précaution pour sentir la position du deuxième – la tête est repliée et il va sortir le deuxième agneau  dans la foulée.

 

et le dessin

14.2 soulever arrière train

 


 

Quelques documents et dessins de placement du lasso

 

Afin d'améliorer le lasso pour la tête il existe des lassos du commerce (voir image)qui ont l'avantage d'être plus rigides et glisseront moins pendant qu'on fait la manipulation . Il est peut-être possible de fabriquer un tel lasso avec une gaine électrique. Il faut pouvoir le serrer entre les mâchoires.


14.2 pulleze 2

Voici une petite vidéo qui montre comment on place les cordelettes sur les pattes et un lasso rigide  sur la tête de l'agneau qu'il faut imaginer dans l'utérus - et on travaille avec une seule main... 

 

 

Quand on a sorti l'agneau on peut l'aider à s'activer en lui trempant la tête dans un seau d'eau.

14.2 plonge tête

14.2 agnelages lasso14.2 réanimationc

Ces déssins viennent du GIE OVIN Provence

(si vous avez des idées à ajouter à cet article n'hésitez pas à nous écrire car tout ceci est facile à décrire mais dans la pratique...)

et un dernier lien vers un article général sur les agnelages difficiles avec une photo de lasso en place link http://www.reconquete-ovine.fr/spip.php?article665 

Nous avons eu un premier commentaire . Voici le lien en caoutchouc dont il parle -qu'on trouve facilement 

pulleze 5

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21 mars 2013 4 21 /03 /mars /2013 08:52

Voici un lien vers une étude canadienne très intéressante concernant les causes et la prévention des pertes d'agneaux

link http://www.agrireseau.qc.ca/ovins/documents/Bourassa_Richard.pdf

(trouvaille d'André)

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7 juin 2012 4 07 /06 /juin /2012 13:16

voici un article sur une étude de la mortalité des agneaux trouvé par André :

 

 

 

http://www.agrisalon.com/fr/permalien/article/6872011/16-en-moyenne-avec-peu-de-marges-de-progres.html

 

 

 

Mortalité des agneaux

 

16 % en moyenne avec peu de marges de progrès

 

 

D’après les résultats de l’enquête nationale des réseaux d’élevage ovins viande, le taux de mortalité des agneaux atteint 16 % en moyenne, mais avec d’importants écart d’un élevage à l’autre.

 

 

 

 

En élevage ovin, le nombre d'agneaux produits par brebis et le taux de mortalité des agneaux, impactent directement le revenu des éleveurs. Pour en comprendre les causes, l'Institut de l'élevage publie une enquête menée par les réseaux d'élevage ovins viande sur le ressenti des éleveurs ainsi que les modalités de conduite et de gestion sanitaire des troupeaux. L'épidémie du virus de Schmallenberg n'explique pas tout. Elle ne fait qu'aggraver un phénomène qui a toujours inquiété les éleveurs.

 

16 % de mortalité avec d'importantes variations

 

Sujet de préoccupation pour 90 % des éleveurs, la mortalité des agneaux est considérée comme un réel handicap économique pour un tiers des éleveurs. Sur les 353 éleveurs enquêtés dans l'hexagone, près de 3 % d'entre eux ne notent pas les avortons et 20 % les morts après sevrage. Parmi les 170 élevages où les enregistrements semblent exhaustifs, le taux de mortalité median se situe à 16 % pour l'année 2009. Un quart de ces élevages ont un taux inférieur à 10,5 % et un quart affichent un taux de mortalité supérieur à 18,7 %. Plus de la moitié des éleveurs estiment que ce taux de mortalité reste plutôt stable d'une année sur l'autre. Néanmoins, « malgré l'importance des écarts de taux de mortalité des agneaux entre élevages, près de trois quart des éleveurs interrogés jugent leur marge de progrès faible, voire inexistante », mentionne l'enquête.

 

Des éleveurs pourtant attentif durant l'agnelage

 

Les avortements et les agneaux mort-nés représentent plus de 37 % du total des agneaux morts et 53 % meurent entre la naissance et le sevrage. Si la conduite des brebis gestantes semble bien gérée (séparation des agnelles des multipares, échographie, réallotement des brebis non gravides,...), « la conduite durant l'agnelage n'est pas toujours optimale », observe le réseau d'élevages. La moitié des éleveurs réalise des agnelages en petits lots de 50 brebis ou moins et un quart ont des lots physiques de mise bas dépassant les 100 brebis, ce qui rend la surveillance des agnelages plus difficiles. « Les éleveurs sont très présents pendant le pic d'agnelage et savent quand intervenir », fait remarquer l'enquête. Ils sont 83 % à déclarer ne pas laisser les brebis plus de trois heures sans surveillance, y compris la nuit. D'après le ressenti des éleveurs, cette charge de travail importante ne semble pas être ressentie comme un handicap, car les trois quart des éleveurs ne se sentent rarement ou jamais dépassés par la charge de travail durant les agnelages, pourtant vus comme très exigeants.

 

Le manque d'hygiène et de vaccination mis en cause ?

 

Quasiment tous les éleveurs utilisent des cases d'agnelage. 42 % les utilisent systématiquement, 20% uniquement pour les portées multiples et 59 % systématiquement pour les agnelles. « Si les bonnes pratiques sanitaires sont connues, elles ne sont ne sont pas toujours appliquées. C'est notamment le cas pour le choix des brebis à réformer, l'aide à l'agnelage, la surveillance de la prise du colostrum à la tétée et certaines pratiques d'hygiène (vides sanitaires parfois trop courts, hygiène du matériel d'allaitement artificiel, de bouclage ou de caudectomie,...) ». De manière générale, les éleveurs se forment afin de mieux gérer l'aspect sanitaire du troupeau. De même, ils n'hésitent pas à demander conseil auprès de leur vétérinaire, techniciens ou auprès d'autres éleveurs.

 

N.B : Source : Institut de l'élevage / Idele Enquête nationale des réseaux d'élevage ovins viande : « mortalité des agneaux : ressenti des éleveurs et modalités de condute et de gestion sanitaire des troupeaux

 

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